differents sites à consulter absoluement pour se faire une idée!!!
http://atomicsarchives.chez.com/dechet_france_tranquille.html
h
ttp://www.criirad.org/
article issu de ce site
CRIIRAD
et
d’Information Indépendantes
sur la
Radioactivité
471 avenue
V. Hugo – 26000 Valence
Site
internet : www.criirad.org
E-mail :
contact@criirad.org
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Communiqué
CRIIRAD
11
février 2009
Impact des
anciennes mines d’uranium
Les demandes
de la CRIIRAD
Emission « Pièces à
Conviction » du 11 février 2009
La
CRIIRAD a apporté son appui scientifique à la réalisation de reportages pour un
numéro de « Pièces à conviction » consacré aux déchets et pollutions
laissées par l’exploitation des mines d’uranium.
Sous le
titre « le scandale de la France contaminée », il doit être diffusé
mercredi 11 février à 20h35 sur France 3.
Le sujet
reprend plusieurs des études réalisées par le laboratoire de la CRIIRAD :
à Saint-Priest-La-Prugne (site des Bois Noirs) dans la Loire, La Crouzille en
Haute-Vienne, Gueugnon en Saône-et-Loire, Saint-Pierre dans le Cantal….
Nous
espérons que cette émission permettra au grand public de prendre conscience de
la nécessité de corriger de graves dysfonctionnements dont certains sont
dénoncés par la CRIIRAD depuis plus de 15 ans : contamination des
ressources en eau, des sols, de l’air ; réglementation laxiste et incohérente
privilégiant les intérêts de l’industriel au détriment de la protection
sanitaire ; législation inadaptée qui ne permet pas à la justice de
condamner des pollutions pourtant avérées ; dispositif d’autosurveillance totalement inadapté conduisant à cacher
la réalité des contaminations ; revente de terrains contaminés ; expertises
complaisantes réalisées par les différents laboratoires qui se sont succédés
qu’ils soient associés à l’Etat (SCPRI, OPRI, IPSN, IRSN) ou privés (SUBATECH,
ALGADE) ....la liste est longue et les exemples sont détaillés à travers les
rapports de la CRIIRAD disponibles sur son site (www.criirad.org).
Il est
urgent que les pouvoirs publics, les services officiels (Ministères, ASN, IRSN,
DRIRE) et l’industriel (AREVA) interviennent. Parmi la longue liste des demandes
de la CRIIRAD nous n’en reprenons que 2 ci-dessous :
1. Mise
en place d’une politique nationale sur la gestion des stériles radioactifs
L’exploitation
des mines d’uranium a conduit à la production sur le territoire français de
plus de 160 millions de tonnes de déchets radioactifs appelés par
convention des « stériles ». Un terme trompeur puisque leur
radioactivité est en général plusieurs dizaines de fois supérieure à la normale
et le niveau de radiation au contact peut même être plus de 500 fois supérieur
à la normale lorsque des blocs de minerai d’uranium sont mélangés aux stériles.
Tant que
ces roches étaient en profondeur à plusieurs mètres et parfois plusieurs
centaines de mètres sous nos pieds, la radioactivité subie par les populations
était le plus souvent faible. Mais du fait du laxisme de la réglementation, ces
matériaux ont été « recyclés » pendant des décennies et utilisés
comme remblais, parfois même pour des écoles, habitations, locaux industriels.
Dans certains cas, les doses subies par le public peuvent être largement
supérieures aux limites sanitaires.
Les
efforts conjugués d’associations locales, de collectivités territoriales et de
la CRIIRAD ont permis d’obtenir ponctuellement d’AREVA que des terrains soient
décontaminés. Ainsi la cour de l’école de Lachaux (Puy de Dôme en 2006), la
cour d’une ferme et le parking d’un restaurant sur le site des Bois Noirs
(Loire et Allier à partir de 2004).
Mais AREVA,
avec l’aval des autorités, dont l’Autorité de Sûreté Nucléaire, refuse de
traiter tous les sites contaminés. Pour effectuer l’analyse des risques, AREVA n’utilise
que des mesures de radiation à hauteur de la ceinture ce qui peut diviser la
dose par un facteur 10, 100 et plus. L’ASN et l’IRSN continuent de refuser
d’imposer à AREVA la prise en compte du niveau de radiation au contact du sol.
AREVA et
l’Etat jugent, par exemple, admissible de laisser des stériles radioactifs sur
le parking du foyer de ski de fond de Lavoine (Allier). Pourtant la CRIIRAD a
montré que des morceaux de minerai y délivrent une irradiation au contact supérieure
à 100 microSieverts par heure (pour un niveau naturel local de 0,2 microSievert
par heure). Cette radioactivité perdurera indéfiniment si ces matières ne sont
pas enlevées.
Dans le
même temps le Ministère de l’Environnement et l’ASN interdisent la mise en
décharge d’ordures ménagères contaminées par des radionucléides à période
courte (pratiques médicales) dès lors que le débit de dose au contact dépasse 5
microSieverts par heure ?!
La
CRIIRAD demande :
·
La mise en place d’une politique nationale de recensement
des sites concernés par la réutilisation de remblais radioactifs basée sur le
couplage d’un questionnaire adressé aux populations et de mesures sur le
terrain (comme cela a été fait à partir de 2004 sur le site des Bois Noirs).
·
La définition, au niveau national, de critères stricts à partir desquels les
sites doivent être décontaminés. Ces critères doivent tenir compte de l’ensemble
des voies d’exposition dont l’irradiation au contact et les risques liés à
l’ingestion et à l’inhalation de poussières et de radon. Le niveau des risques
sanitaires résiduels doit être le plus faible possible et ce d’autant plus que
la contamination va perdurer à l’infini si rien n’est fait. Le critère de 500
microSieverts par an retenu par exemple par la DRIRE de la Loire est beaucoup
trop élevé. Cette valeur est en effet plus de 50 fois supérieure à la dose annuelle
« officielle » reçue par les riverains de l’usine de retraitement de
la HAGUE qui est pourtant une des installations nucléaires parmi les plus
polluantes de France.
·
La fixation de servitudes pour les sites qui ne seraient
pas décontaminés afin que les futurs acquéreurs des terrains achètent en
connaissance de cause.
2. Révision des normes sur le traitement des eaux contaminées
Même
plusieurs années et décennies après cessation de l’activité, les eaux qui
s’écoulent depuis les anciens sites miniers et/ou les stockages de résidus
radioactifs issus des anciennes usines d’extraction de l’uranium sont
contaminées par des radionucléides très radiotoxiques (émetteurs alpha).
Alors
que les rejets de radionucléides émetteurs alpha sont interdits aux centrales
nucléaires, ils sont autorisés pour les mines d’uranium.
De plus,
les normes de rejets sont fixées à des niveaux trop élevés qui ne tiennent pas
compte des phénomènes d’accumulation des métaux lourds radioactifs à longue
période dans la faune et la flore aquatiques, les sédiments et les terres des
berges.
Le
laboratoire de la CRIIRAD a démontré ces problèmes depuis 1993 (Limousin) et
n’a cessé d’alerter sur ce problème depuis cette date.
Dans le
cas par exemple de la mine des Bois Noirs (Loire) les rejets radioactifs
effectués dans la rivière transforment certaines plantes aquatiques en déchets
radioactifs avec des accumulations en radium 226 supérieures à 100 000
Bq/kg sec (mesures CRIIRAD de 2006).
En
Limousin, les eaux qui s’écoulent de la mine de Bellezane contaminent les
prairies en aval à un point tel que les sols soumis au débordement du cours
d’eau deviennent des déchets radioactifs. L’administration est consciente de
cette réalité. Pourtant, malgré les demandes de la CRIIRAD (2006) elle a
autorisé AREVA à rajouter, aux 1,5 millions de tonnes de déchets radioactifs
déjà présents dans la mine, les boues contaminées issues du curage du lac de
Saint-Pardoux et de l’étang de la Crouzille.
La
CRIIRAD demande :
·
Que l’analyse de l’impact des rejets radioactifs liquides
prenne en compte tous les radionucléides et tienne compte des phénomènes de
bioaccumulation.
·
Que les normes de rejets soient abaissées de manière
drastique.
·
Que les prairies soumises à ces écoulements soient
décontaminées.
Pour en
savoir plus :
CRIIRAD :
04 75 41 82 50 / Par E-Mail : bruno.chareyron@criirad.org
(portable ; 06 27 27 50 37) et contact@criirad.org
à partir du samedi 14 février 2009.
http://blog.greenpeace.fr/?_